Formation Neurodiversité : Adapter l’accueil et la communication

Mieux accueillir les publics neurodivergents dans les structures touristiques, culturelles et recevant du public

La neurodiversité concerne des profils cognitifs variés, notamment les personnes autistes, présentant un TDAH, des troubles DYS ou un haut potentiel intellectuel. Ces personnes peuvent rencontrer des difficultés face au bruit, à la foule, aux informations complexes, aux changements imprévus ou à un environnement insuffisamment structuré. La Formation Neurodiversité : Adapter l’accueil permet aux professionnels et bénévoles de mieux comprendre ces besoins et de faire évoluer concrètement leurs pratiques.

Cette formation s’adresse notamment aux structures touristiques, culturelles, sportives, sociales et de jeunesse souhaitant renforcer l’accessibilité cognitive et sensorielle de leurs services.

Pourquoi se former à l’accueil des publics neurodivergents ?

Certaines difficultés rencontrées par les visiteurs ne sont pas immédiatement visibles. Sans adaptation, une file d’attente, une signalétique complexe, un changement de programme ou un accueil trop rapide peuvent provoquer de la désorientation, de l’anxiété ou une surcharge sensorielle.

La Formation Neurodiversité : Adapter l’accueil aide les équipes à reconnaître ces situations et à proposer des réponses simples, respectueuses et directement applicables.

Qu’est-ce que la neurodiversité ?

La neurodiversité désigne la diversité des fonctionnements neurologiques et cognitifs humains.

Elle invite à considérer que les différences de perception, d’attention, de communication, de mémorisation ou de traitement de l’information ne doivent pas uniquement être envisagées comme des déficiences.

Les profils abordés pendant la formation comprennent notamment :

Les troubles du spectre de l’autisme — TSA

Les personnes autistes peuvent présenter des besoins spécifiques concernant : la communication sociale; la compréhension des implicites ; la gestion des imprévus; les sensibilités sensorielles ; la prévisibilité des situations ; l’organisation des informations ; les interactions avec un environnement très fréquenté.

Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité — TDAH

Les personnes présentant un TDAH peuvent rencontrer des difficultés liées :

au maintien de l’attention ; à la mémorisation des consignes ; à la gestion de l’attente ; à la planification ; au repérage des informations importantes ; à la multiplication des sollicitations ; à la fatigue cognitive.

Les troubles DYS

Les troubles DYS peuvent notamment concerner la lecture, l’écriture, le langage, les gestes ou la coordination. Des informations longues, une typographie peu lisible ou un plan complexe peuvent créer des obstacles importants.

Le haut potentiel intellectuel — HPI

Certaines personnes à haut potentiel peuvent présenter une forte sensibilité, une pensée rapide ou une perception intense de leur environnement.

Les besoins restent variables selon les personnes. L’objectif de la formation n’est pas d’établir des catégories rigides, mais d’aider les professionnels à mieux observer et à s’adapter.

À qui s’adresse la Formation Neurodiversité : Adapter l’accueil ?

Cette formation s’adresse aux professionnels et bénévoles accueillant, informant ou accompagnant du public. Elle peut être organisée au sein d’un établissement, d’un réseau professionnel, d’une collectivité ou à l’échelle d’un territoire.

Les objectifs de la formation

À l’issue de la formation, les participants seront capables de :

  • comprendre la notion de neurodiversité ;
  • identifier les principaux profils neurodivergents ;
  • reconnaître les signes de désorientation ou de surcharge ;
  • adopter une posture d’accueil rassurante ;
  • ajuster le ton, le rythme et la distance relationnelle ;
  • adapter les informations écrites et orales ;
  • concevoir un protocole d’accueil neuro-inclusif ;

Comprendre les sources de surcharge sensorielle et cognitive

Un environnement ordinaire peut devenir difficile à supporter lorsque plusieurs sollicitations s’accumulent. La formation permet aux participants d’analyser leur environnement professionnel et de distinguer les stimuli nécessaires de ceux qui peuvent être réduits.

Programme de la formation

Jour 1 – Comprendre la neurodiversité et adapter sa communication

Comprendre les profils neurodivergents

La première séquence apporte des repères essentiels sur :

  • la définition de la neurodiversité ;
  • les principaux profils concernés ;
  • les différences de perception ;
  • les mécanismes d’attention ;
  • la mémoire ;
  • la communication ;
  • le traitement des informations ;
  • les besoins de prévisibilité ;
  • les mécanismes de compensation.

L’objectif n’est pas de poser un diagnostic, mais de mieux comprendre la diversité des fonctionnements et des besoins.

Expérimenter la surcharge cognitive

Des exercices permettent aux participants de ressentir certaines difficultés pouvant être rencontrées dans un lieu d’accueil.

Les mises en situation peuvent notamment comprendre :

  • une lecture perturbée ;
  • une double tâche ;
  • un plan difficile à comprendre ;
  • des informations trop nombreuses ;
  • des consignes volontairement complexes ;
  • des sollicitations sonores ou visuelles simultanées.

Ces expérimentations développent les capacités d’observation et permettent d’identifier des solutions d’adaptation.

Reconnaître les signes de surcharge ou de désorientation

Une personne en difficulté peut notamment :

  • ne plus répondre aux questions ;
  • répéter une demande ;
  • se couvrir les oreilles ;
  • chercher à quitter rapidement le lieu ;
  • sembler agitée ou figée ;
  • avoir du mal à prendre une décision ;
  • ne plus comprendre une consigne ;
  • manifester une forte anxiété ;
  • éviter le contact visuel ;
  • avoir besoin de s’isoler.

Ces comportements ne doivent pas être interprétés trop rapidement comme un manque de politesse, d’attention ou de coopération.

Adapter sa posture d’accueil

Les participants travaillent sur les différentes dimensions de la communication :

  • le ton de la voix ;
  • le rythme des échanges ;
  • la distance physique ;
  • le langage non verbal ;
  • les gestes ;
  • les silences ;
  • la reformulation ;
  • la gestion des moments de tension.

Une posture adaptée repose notamment sur le calme, la clarté et l’absence de jugement.

Simplifier les échanges

La formation présente plusieurs réflexes utiles :

  • transmettre une information à la fois ;
  • utiliser des phrases courtes ;
  • privilégier un vocabulaire concret ;
  • éviter les doubles sens ;
  • expliquer les différentes étapes ;
  • laisser un temps de réponse ;
  • proposer des choix limités ;
  • répéter une information sans montrer d’impatience ;
  • vérifier la compréhension sans infantiliser.

Adapter les informations écrites

Les participants découvrent les principes permettant de rendre un support plus lisible :

  • hiérarchisation des informations ;
  • titres explicites ;
  • paragraphes courts ;
  • vocabulaire simple ;
  • présentation par étapes ;
  • utilisation pertinente des pictogrammes ;
  • mise en page aérée ;
  • informations pratiques clairement identifiées.

Une introduction aux principes du FALC express — Facile à lire et à comprendre — est également proposée.

Atelier de création d’un mini-kit d’accueil

Les participants élaborent :

  • un script d’accueil adapté ;
  • une fiche d’information simplifiée ;
  • des formulations facilitant les échanges ;
  • des réponses aux principales situations rencontrées.

Ces outils peuvent être réutilisés directement dans leur établissement.

Jour 2 – Adapter les espaces, les parcours et l’organisation

Réaliser un diagnostic rapide du lieu d’accueil

Les participants apprennent à observer un environnement du point de vue d’une personne neurodivergente.

L’analyse porte notamment sur :

  • l’entrée dans le bâtiment ;
  • les repères visuels ;
  • la signalétique ;
  • la réception ;
  • les zones d’attente ;
  • les files ;
  • les transitions entre les espaces ;
  • les espaces de repos ;
  • le niveau sonore ;
  • l’éclairage ;
  • la densité des affichages ;
  • les possibilités de retrait temporaire.

Scénariser l’arrivée

L’arrivée dans un lieu inconnu peut constituer une source importante d’incertitude.

La formation permet d’identifier les informations utiles à transmettre avant la venue :

  • où se trouve l’entrée ;
  • comment reconnaître le bâtiment ;
  • où stationner ;
  • à qui s’adresser ;
  • combien de temps dure l’activité ;
  • quelles seront les différentes étapes ;
  • où trouver les sanitaires ;
  • où se trouve une zone calme ;
  • quels changements peuvent intervenir ;
  • comment demander de l’aide.

Cette scénarisation peut prendre la forme d’une page web, d’un document téléchargeable, d’un plan ou d’une fiche de préparation de visite.

Réduire les stimuli

Les participants identifient les améliorations possibles concernant :

  • les sons ;
  • les éclairages ;
  • les mouvements ;
  • l’encombrement visuel ;
  • les flux de circulation ;
  • les zones d’attente ;
  • la multiplication des affiches ;
  • les informations inutiles ou redondantes.

L’objectif n’est pas de neutraliser totalement l’environnement, mais d’offrir davantage de confort, de lisibilité et de choix.

Créer un parcours apaisé

Un parcours adapté peut notamment comporter :

  • une entrée clairement identifiée ;
  • des étapes visibles ;
  • une signalétique cohérente ;
  • des informations simples ;
  • des temps de pause ;
  • des zones moins fréquentées ;
  • une solution permettant d’éviter une file d’attente ;
  • un espace refuge ;
  • une personne référente ;
  • une possibilité de sortie temporaire.

Lors d’un atelier pratique, les participants élaborent un plan de circulation apaisé ou un parcours simplifié à partir d’une situation réelle.

Construire un standard d’accueil neuro-inclusif

Le groupe définit un socle commun comprenant :

  • trois réflexes comportementaux ;
  • trois supports ou outils facilitants ;
  • les formulations à privilégier ;
  • les comportements à éviter ;
  • les solutions à proposer en cas de difficulté ;
  • les modalités de transmission aux équipes.

Ce standard permet d’harmoniser les pratiques et d’éviter que la qualité de l’accueil dépende uniquement de la sensibilité individuelle d’un agent.

Élaborer un plan d’action à 30 et 90 jours

Chaque structure identifie des actions adaptées à ses moyens.

Le plan à 30 jours peut notamment comprendre :

  • la simplification d’un document ;
  • la création d’un script d’accueil ;
  • l’identification d’une zone calme ;
  • l’amélioration d’une signalétique ;
  • la suppression d’informations inutiles ;
  • la sensibilisation des équipes.

Le plan à 90 jours peut porter sur :

  • la création d’une page de préparation de visite ;
  • l’achat de casques antibruit ;
  • la conception de supports visuels ;
  • la réorganisation d’un espace ;
  • la formalisation d’un protocole ;
  • la mise en place de créneaux plus calmes ;
  • la création de partenariats spécialisés.

Une pédagogie immersive et directement applicable

La Formation Neurodiversité : Adapter l’accueil alterne :

  • apports théoriques ;
  • témoignages ;
  • études de cas ;
  • expérimentations sensorielles ;
  • mises en situation ;
  • analyse de supports ;
  • diagnostic d’espaces ;
  • réécriture de messages ;
  • ateliers collaboratifs ;
  • conception de solutions ;
  • échanges d’expériences.

La pédagogie repose sur des situations proches du quotidien professionnel afin de faciliter le transfert des acquis.

Les outils remis aux participants

Chaque participant reçoit un cahier pédagogique et une boîte à outils consacrée à l’accueil neuro-inclusif.

Les supports comprennent notamment :

  • des scripts d’accueil ;
  • des fiches d’aide-mémoire ;
  • des exemples d’informations simplifiées ;
  • des gabarits FALC express ;
  • une check-list de l’environnement sensoriel ;
  • une grille d’autodiagnostic ;
  • des exemples de pictogrammes ;
  • un modèle de protocole d’accueil ;
  • un modèle de plan d’action à 30 et 90 jours.

Informations pratiques

Durée : 2 jours, soit 14 heures
Format : formation en présentiel
Organisation : deux jours consécutifs ou fractionnés
Lieu : salle accessible ou directement dans votre établissement
Secteurs concernés : tourisme, culture, sport, jeunesse et social
Public : professionnels, responsables d’équipe et bénévoles accueillant du public

Prérequis

Il est recommandé d’avoir suivi une formation générale sur les typologies de handicap ou de disposer de premières connaissances sur les besoins spécifiques des publics.

Modalités d’évaluation

Les acquis sont évalués tout au long de la formation à travers :

  • des mises en situation ;
  • des exercices pratiques ;
  • des mini-tests de compréhension ;
  • l’analyse d’un environnement ;
  • la création d’outils d’accueil ;
  • l’observation entre pairs ;
  • la formalisation du plan d’action final.

Organiser une Formation Neurodiversité : Adapter l’accueil

Cette formation peut être proposée en intra-entreprise ou organisée pour plusieurs structures d’un même réseau ou territoire.

Le programme peut être adapté aux besoins spécifiques de différents établissements :

  • offices de tourisme ;
  • musées ;
  • monuments et sites patrimoniaux ;
  • lieux de spectacle ;
  • médiathèques ;
  • équipements sportifs ;
  • centres de loisirs ;
  • établissements sociaux ;
  • associations ;
  • collectivités territoriales ;
  • hébergements touristiques ;
  • sites de visite.

Contactez-nous pour organiser une Formation Neurodiversité : Adapter l’accueil adaptée à vos équipes, à votre établissement et aux publics que vous recevez.

Questions fréquentes sur la formation

La formation permet-elle de diagnostiquer une personne neurodivergente ?

Non. Le diagnostic relève de professionnels de santé qualifiés. La formation permet de reconnaître des besoins ou des signes de difficulté afin d’adapter l’accueil, sans attribuer d’étiquette à la personne.

Faut-il connaître les troubles du spectre de l’autisme ?

Des connaissances générales sur les différentes typologies de handicap sont recommandées. Les principales notions relatives à l’autisme, au TDAH, aux troubles DYS et au HPI sont toutefois reprises pendant la formation.

La formation concerne-t-elle uniquement les structures culturelles ?

Non. Elle s’adresse à l’ensemble des structures recevant du public, notamment dans les secteurs touristique, culturel, sportif, social et de jeunesse.

Est-il possible de travailler sur notre propre établissement ?

Oui. Lorsque la formation est organisée sur site, les ateliers peuvent s’appuyer sur les espaces, les parcours et les supports de communication de la structure.

Qu’est-ce qu’un accueil neuro-inclusif ?

Un accueil neuro-inclusif prend en compte la diversité des fonctionnements cognitifs et sensoriels. Il propose des informations claires, un environnement plus prévisible, des possibilités d’adaptation et une posture professionnelle respectueuse.

Les adaptations sont-elles coûteuses ?

Certaines améliorations nécessitent des moyens, mais de nombreuses actions peuvent être mises en œuvre rapidement : simplification des informations, création de repères visuels, adaptation des consignes, identification d’une zone calme ou formation des équipes.